Gillis Coignet : Marie-Madeleine pénitente

Acquisition (2011) par le Musée national d'art et d'histoire (MNHA), avec le concours des Amis des Musées d'Art et d'Histoire

Le tableau montre Marie-Madeleine après la crucifixion au moment où elle décide de dédier sa vie à la solitude et à la pénitence. Elle est assise dans un paysage devant une grotte en train d’enlever son habit élégant, symbole de la décadence de sa vie précédente. Elle tourne sa tête vers les pages d’un livre montrant quelques lignes de l’Écriture Sainte. Le livre est reposé sur un crâne, un des attributs principaux de la sainte. Dans cette œuvre, l’influence du Titien est apparente.

Gillis Coignet (1542-1599), qui devient membre de la Guilde de Saint-Luc à Anvers en 1561, part peu après pour l’Italie. De ce séjour presque décennal il garde une forte influence des œuvres du Titien. Le style maniériste de l’artiste sera réinterprété quelques années plus tard par l’un de ses meilleurs élèves, le peintre d’histoire, de portraits et de paysages Cornelisz Cornelis (dit Cornelis van Haarlem (1562-1638), dont le MNHA possède un tableau.

La pénitence de Marie-Madeleine constitue un enrichissement substantiel de la collection d’art ancien du Musée national d’histoire et d’art. L’acquisition de cette œuvre joue aussi un rôle considérable dans le contexte de la mission pédagogique du musée qui fait un effort continu de compléter la vue d’ensemble de l’évolution de l’histoire de l’art européenne. L’iconographie de cette œuvre s’intègre parfaitement dans l’ensemble des sujets représentés dans la collection.

La partie de la collection du Musée national d’histoire et d’art consacrée à l’art maniériste – dont le tableau exceptionnel de Rosso Fiorentino (1494-1541) intitulé Bacchus, Venus et l’Amour (1535-1539) constitue le point de départ – sera dorénavant complétée par un artiste représenté dans d’importants musées européens.

Informations sur l'oeuvre : 2ième moitié du XVIe siècle - huile sur bois - 127 x 92,5 cm. Signé en bas à droite.