Monika Sosnowska Présentation de la collection

2022-08-20 22:00:00 2022-08-20 22:00:00 Monika Sosnowska Présentation de la collection Mudam Exposition du 04.06.2022 au 21.08.2022   Commissaire : Marie-Noëlle Farcy Présentation de la collection Les trois œuvres de Monika Sosnowska (1972, Ryki, Pologne) présentées dans le Grand Hall sont des acquisitions récentes de la Collection Mudam. Indépendantes les unes des autres, ces sculptures monumentales sont constituées de béton et d’acier peint, façonnés de sorte à créer des compositions abstraites dans l’espace. Le recours à des matériaux bruts, traditionnellement liés à la construction, comme des poutres, des tiges, des armatures ou encore des tuyaux, est caractéristique du travail de l’artiste. Celle-ci les manipule, les soumet à des torsions et des déformations pour concevoir de nouvelles formes, dégagées de la dimension fonctionnelle de l’élément d’origine. Le vocabulaire architectural est une source d’inspiration directe pour Monika Sosnowska, qui est sensible au poids symbolique, politique voire idéologique de certains bâtiments. L’architecture est porteuse de visions – utopies accomplies ou en faillite –, et l’artiste marque dans ce domaine un intérêt tout particulier pour les courants modernistes du 20e siècle non seulement occidentaux, tels que l’architecture de l’Europe de l’Est durant l’ère soviétique, mais aussi asiatiques. À la faveur de divers séjours au Bangladesh, elle découvre ainsi à Dacca la figure de Muzharul Islam (1923, Murshidabad, Inde – 2012, Dacca), architecte et urbaniste mais aussi homme politique engagé. À travers lui, elle appréhende la transposition des principes modernistes dans un contexte culturel et économique différent. Elle observe aussi alors les modes et techniques de construction propres au pays, qu’il s’agisse des ouvriers travaillant sur les berges des rivières à extraire à la main des pierres pour les transformer en gravier puis béton, ou encore des bâtiments, indistinctement en cours de construction ou à l’abandon, hérissés de barres métalliques. Les sculptures exposées sont directement issues de ses observations de terrain. Les titres anglais décrivent les matériaux mis en œuvre, rebar évoque les tiges métalliques venant renforcer le béton (concrete), celles-là mêmes qui s’échappent de façon anarchique des constructions non achevées. Elles semblent ici avoir pris leur autonomie pour dessiner dans l’espace des formes d’une grande liberté, en rupture avec la rationalité géométrique à laquelle l’architecture moderniste est associée. Luxembourg Les amis des musées d'art et d'histoire Luxembourg info@amisdesmusees.lu Europe/Luxembourg public

Mudam

Exposition du 04.06.2022 au 21.08.2022  

Commissaire : Marie-Noëlle Farcy

Présentation de la collection

Les trois œuvres de Monika Sosnowska (1972, Ryki, Pologne) présentées dans le Grand Hall sont des acquisitions récentes de la Collection Mudam. Indépendantes les unes des autres, ces sculptures monumentales sont constituées de béton et d’acier peint, façonnés de sorte à créer des compositions abstraites dans l’espace.

Le recours à des matériaux bruts, traditionnellement liés à la construction, comme des poutres, des tiges, des armatures ou encore des tuyaux, est caractéristique du travail de l’artiste. Celle-ci les manipule, les soumet à des torsions et des déformations pour concevoir de nouvelles formes, dégagées de la dimension fonctionnelle de l’élément d’origine.

Le vocabulaire architectural est une source d’inspiration directe pour Monika Sosnowska, qui est sensible au poids symbolique, politique voire idéologique de certains bâtiments. L’architecture est porteuse de visions – utopies accomplies ou en faillite –, et l’artiste marque dans ce domaine un intérêt tout particulier pour les courants modernistes du 20e siècle non seulement occidentaux, tels que l’architecture de l’Europe de l’Est durant l’ère soviétique, mais aussi asiatiques.

À la faveur de divers séjours au Bangladesh, elle découvre ainsi à Dacca la figure de Muzharul Islam (1923, Murshidabad, Inde – 2012, Dacca), architecte et urbaniste mais aussi homme politique engagé. À travers lui, elle appréhende la transposition des principes modernistes dans un contexte culturel et économique différent. Elle observe aussi alors les modes et techniques de construction propres au pays, qu’il s’agisse des ouvriers travaillant sur les berges des rivières à extraire à la main des pierres pour les transformer en gravier puis béton, ou encore des bâtiments, indistinctement en cours de construction ou à l’abandon, hérissés de barres métalliques.

Les sculptures exposées sont directement issues de ses observations de terrain. Les titres anglais décrivent les matériaux mis en œuvre, rebar évoque les tiges métalliques venant renforcer le béton (concrete), celles-là mêmes qui s’échappent de façon anarchique des constructions non achevées. Elles semblent ici avoir pris leur autonomie pour dessiner dans l’espace des formes d’une grande liberté, en rupture avec la rationalité géométrique à laquelle l’architecture moderniste est associée.

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